20 mar

Taillefer : le Coiro

Ce samedi s’annonçait maussade, mais qu’à cela ne tienne ! La sortie à véloski était de rigueur. Et avec des amis, c’est encore mieux !

La suite vous dévoilera l’authentique recette de la soupe au Coiro…

Prenez un bus. Un Transisère de la ligne 4110 qui va à la Mure, par exemple. Ouvrez lui la soute, et insérez-y un vélo chargé de vos skis préalablement ficelés.

Partez bien tôt de Grenoble. Vers 06h20. Profitez du voyage en regardant les montagnes, ou en finissant votre nuit.

Une petite heure plus tard, c’est prêt ! Sortez le vélo de la soute. Le tout doit avoir résisté au transport.

Filez au Nord-Est, direction Nantes-en-Rattier, le col de Malissol, la Valette, et enfin Oris-en-Rattier.

Détachez alors les skis du vélo, que attacherez à un arbre.

Portez les skis sur 200 mètres jusqu’à trouver de la neige. Chaussez au col du Plan Collet, ou un peu après.

Progressez sur l’arrête de Cote Belle. La soupe de Coiro est déjà bien liquide !

Vers 1800m, retrouvez vos amis venus de Grenoble (en voiture) avec qui vous aurez pris soin de convenir du même endroit de rassemblement.

Plusieurs itinéraires sont alors possibles. Vous pouvez par exemple monter au sommet de la Cavale à 2147m, redescendre jusque vers 1700m, puis atteindre enfin le Coiro (ou un de ses cols en crête) aux alentours de 2550m.

Vous pouvez également tenter de descendre une centaine de mètres en face Nord pour y constater à quel point la soupe y est moins bonne (en poudre dense, quelle horreur !), vous confortant ainsi largement d’avoir choisi de monter par un itinéraire exposé Sud ayant pris le soleil durant toute la semaine et sans regel nocturne les nuits précédentes.

Si vous avez de la chance, la purée de pois présente durant tout le début de la montée se dégagera devant vous, et des rayons de soleils perceront même dès le début de votre descente.

Descendez comme vous pouvez dans la bonne soupe qui s’offre à vous. Vous pouvez éventuellement aller taquiner les contre pentes en neige transformée, mais mieux vaut rester dans la soupe pour obtenir une sortie de qualité bien homogène.

Au col du Plan Collet, déchaussez et portez jusqu’au vélo. Attachez y de nouveau vos skis, dites au revoir à vos amis, et filez vers La Mure par Siévoz et le Pont de la Roizonne. Deux variantes de la recette sont alors possibles.

Une première variante peut être d’aller sagement attendre un bus à La Mure.

Une seconde consiste à rentrer chez vous à vélo. Choisissons cette variante.

Traversez alors le plateau de la Matheysine, via Nantes-en-Rattier (où vous serez peut-être déjà passé le matin même), St-Honoré, Fugières, Villard St-Christophe, Cholonge et Laffrey.

De là, vérifiez vos freins et serrez les fesses pour près de 8km de descente à 12%. Vous pouvez essayer de vous mettre bien au milieu de la route histoire que les voitures ne vous frôlent pas de trop près. Cela aura pour effet de créer un belle chenille derrière vous, mais personne ne vous doublera. Un stratagème lapiantinesque maintes fois éprouvé.

En bas de la côté de Laffrez, soufflez un peu et admirez le château au passage. Préparez vous à remonter vers Brié à la nuit tombante. Filez alors vers St-Egrève, puis faufillez vous dans la jungle urbaine jusqu’à votre domicile.

Pour plus de convivialité, vous pouvez aller retrouver le soir même les amis avec qui vous avez partagé le ski.

Et voilà ! Il a donc été démontré que la soupe au Coiro, assaisonnée de quelques amis et d’une approche à véloski pouvait constituer un met de choix pour un samedi même par temps hésitant et atmosphère humide.

Bon appétit !

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